• Activités et bureaux : le grand Pari(s) de la vie active
    par AZC Architectes

    Comment répondre à l'évolution d'un secteur en constant renouvellement tout en étant en accord avec les enjeux de développement des métropoles de notre époque ? AZC Architectes expose sa vision de ce sujet.

    La mondialisation des économies nationales, qui adoptent les mêmes principes de production, se reflète dans une modélisation urbaine à l’identique des villes mondiales. Les territoires de Paris, Montréal, Bruxelles, Sydney ou Tokyo Subissent les mêmes phénomènes d’étalement, de déconcentrations ou de polarisations urbaines.

    Dans la région parisienne, l’ensemble de l’organisation métropolitaine reflète l’organisation des marchés immobiliers de bureaux, tant les enjeux financiers qu’ils représentent, sont déterminants. Le phénomène est largement expliqué par l’économiste et sociologue Saskia Sassen, dans ‘Global City’.

    Aujourd’hui Paris est la région française dans laquelle la ‘condition métropolitaine’ ouvre largement le champ de possibles dans l’architecture d’activités. Avec des rénovations d’immeubles anonymes ou iconiques, des constructions nouvelles sur des ilots et de friches, Paris renforce ses polarités dans des quartiers comme la Défense et poursuit activement son étalement vers les périphéries, en suivant le trend.

    La Ville soutient aussi la construction de bureaux et locaux d’activités à tarification avantageuse, destinés à faciliter la création de jeunes entreprises : des hôtels d’entreprises, pépinières, ateliers.

    D’autres acteurs publics, plus traditionnels, se lancent également dans la création de bâtiments d’activités d’un nouveau type : fablabs, centres d’innovations... Les campus universitaires et les centres de recherche ayant des terrains, souhaitent aujourd’hui ouvrir leurs activités scientifiques, expérimentales, aux nouvelles économies plus dynamiques et inclusives. 

    Une architecture évolutive

    A l’époque d’une culture dynamique, l’espace doit être conçu pour l’évolution et le changement.

    L’évolutivité des bâtiments est pour nous, une préoccupation récurrente. Soumise au changement de propriétaire, à l’évolution des normes ou tout simplement à une envie de renouvellement, chaque construction doit, idéalement, être capable de jouer de nouveaux rôles chaque fois que nécessaire.

    La structure comme garantie de la cohérence

    Le plus souvent, la structure est une façon de considérer les bâtiments dans leur capacité d’évolution. L’analyse précise des structures et des diagrammes de fonctionnement permet de décider finement de la transformation de chacun. La structure est un moyen d’ordonnancement qui peut garantir la cohérence tout au long de la vie d’un bâtiment.

    Transformation

    En milieu urbain, la transformation est plus que jamais un sujet fondamental qui permet de recycler et revaloriser du patrimoine existant par une mise aux normes générale des constructions. Paris compte beaucoup de bâtiments construits pendant les cycles de croissance des années 1970 jusqu’à 2000, qui ont le potentiel d’être transformés en espaces qualitatifs et économiquement très rentables. L'idée n'est pas de fabriquer des coquilles neutres prêtes à être «remplies», mais de concevoir des espaces qui pourraient libérer des utilisations.